Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Ibrahima 1 Camara, a livré ce mercredi 19 novembre 2025 un exposé détaillé sur les circonstances du meurtre d’Ousmane Kallé et sur les opérations ayant mené à l’arrestation du principal suspect, Oumar Keïta. Ce crime a profondément troublé la population de Tomba-Kanssa.
Selon les explications du procureur, l’affaire débute le 9 novembre lorsqu’une alerte fait état d’un homicide dans le secteur de Tomba-Boufè. Ce jour-là, Ousmane Kallé, jeune opérateur dans l’achat d’or, était parti en brousse avec son ami Oumar Keïta. Ousmane conduisait sa moto, tandis qu’Oumar l’accompagnait.
Dans la soirée, seul Oumar Keïta revient au village, utilisant la moto d’Ousmane. Il aurait ensuite pénétré dans la chambre de ce dernier afin d’y récupérer plusieurs effets personnels, avant de passer la nuit sur place et de disparaître au petit matin du 10 novembre.
Constatant que le jeune orpailleur ne rentrait toujours pas, des groupes de jeunes se sont organisés pour fouiller les environs. Leur recherche aboutit à la découverte du corps d’Ousmane, retrouvé sommairement enterré dans la brousse. Les éléments recueillis sur place orientent l’enquête vers Oumar Keïta. Le parquet ouvre alors une procédure et charge la brigade de recherche, soutenue par les chasseurs traditionnels et les habitants, de retrouver le suspect.
Leur mobilisation finit par payer : dans la nuit du 18 novembre, les chasseurs informent les autorités qu’un homme correspondant au fugitif a été intercepté dans un village du Mali, non loin de la frontière. Une photo de l’interpellé est transmise, permettant de confirmer qu’il s’agit bien d’Oumar Keïta. Une équipe de la brigade de recherche se rend immédiatement sur les lieux, où les chasseurs maliens acceptent de remettre le suspect aux autorités guinéennes.
Après plusieurs heures d’audition, Oumar Keïta est présenté au parquet de Siguiri, où il reconnaît les faits. Une information judiciaire va être ouverte, et il devra répondre d’une accusation d’assassinat.
Ousmane Kouyaté pour le www.Landayamedias.com






