La lutte contre la destruction de l’environnement a franchi un nouveau cap dans la préfecture de Siguiri. Ce vendredi, le préfet, le colonel Seny Silver Camara, a présidé une réunion stratégique dans la salle de conférence de la préfecture, réunissant l’ensemble des sous-préfets et les présidents des délégations spéciales. Tolérance zéro contre les « poulains » Au cœur des échanges : l’interdiction formelle de l’exploitation illégale de l’or à l’aide des machines communément appelées « poulains ». Ces engins, largement utilisés dans les sites d’orpaillage clandestins, sont accusés d’accélérer la dégradation des sols, de polluer les cours d’eau et de contourner les textes réglementaires en vigueur.
Dans une intervention ferme, le préfet a rappelé que l’autorité de l’État doit s’exercer sans faiblesse sur toute l’étendue du territoire préfectoral. « Aucun laxisme ne sera toléré », a-t-il martelé devant les responsables administratifs, appelant à une stricte application des lois encadrant le secteur minier. Un secteur largement hors cadre légal La préfecture de Siguiri, connue pour son important potentiel aurifère, compte plus de 140 sociétés évoluant dans l’exploitation de l’or. Pourtant, selon les autorités, pas plus de cinq disposent d’une autorisation légale conforme aux textes réglementaires.
Ce déséquilibre illustre l’ampleur du défi auquel font face les autorités locales : encadrer un secteur vital pour l’économie locale, tout en mettant fin aux pratiques illégales qui contribuent à une dégradation accélérée de l’environnement. Vers un renforcement des contrôles Face à cette situation, les autorités préfectorales ont annoncé une intensification des contrôles sur les sites d’exploitation.
Les sous-préfets et les présidents des délégations spéciales ont été instruits de veiller personnellement au respect des décisions prises, avec pour objectif de restaurer l’ordre et la légalité dans le secteur aurifère. Le message est désormais clair : à Siguiri, l’exploitation de l’or devra se faire dans le strict respect de la loi. Cette nouvelle dynamique marque une volonté affichée de concilier développement économique et protection de l’environnement, dans une région où l’or reste à la fois une richesse et un défi majeur.
Mohamed Lamine Cissé pour LANDAYA médias




