La quiétude de la localité de Konfra, à la frontière de Kourémalé, a été brutalement rompue dans la soirée du jeudi 19 février 2026.
Des individus armés ont attaqué le magasin d’un opérateur économique réputé, connu sous le nom de Sankaran, emportant une forte somme d’argent après avoir semé la panique par des tirs nourris. L’attaque a également fait deux blessés graves par balles.
Les faits se sont déroulés aux environs de 19 heures, à un moment où plusieurs habitants se trouvaient dans les commerces et lieux de détente environnants.
Des témoins affirment avoir d’abord confondu les premières détonations avec l’explosion de pneus de camion, avant de comprendre qu’il s’agissait d’une attaque armée.
Fabou Camara, voisin de la victime, explique avoir rapidement réalisé la gravité de la situation en apercevant des hommes en civil munis d’armes à feu.
« Dès que j’ai vu que ce n’étaient pas des agents en uniforme, j’ai compris que c’étaient des bandits. J’ai demandé à ma famille de fermer la porte.
Ils ont tiré encore et les gens ont commencé à fuir dans tous les sens », témoigne-t-il.
Selon plusieurs sources concordantes, les assaillants auraient contraint les clients présents dans la boutique à se coucher au sol avant d’exiger de l’argent sous la menace d’armes.
Ils auraient également braqué un garage voisin, d’où ils ont emporté environ cinq millions de francs guinéens.Aboubacar Touré, qui dit être arrivé sur les lieux au moment de l’attaque, décrit une scène de grande violence.
« Un des bandits faisait des va-et-vient avec son arme pendant qu’un autre exigeait l’argent. Ils tiraient en rafales pour terroriser tout le monde. Avant de partir, ils ont tiré sur deux personnes, dont le chauffeur de Sankaran », relate-t-il.
Les deux victimes, touchées aux jambes, ont été grièvement blessées et évacuées pour recevoir des soins. Après leur forfait, les assaillants ont pris la fuite à moto en direction d’une piste menant vers une zone minière, selon des témoins.
Le montant total dérobé n’a pas été officiellement communiqué, mais des sources locales évoquent une importante somme d’argent, ce qui soulève une fois de plus la question de la sécurité dans les zones frontalières où circulent d’importantes liquidités liées au commerce et à l’exploitation artisanale de l’or.
Cet acte criminel, survenu dans une zone stratégique et économiquement active, ravive les inquiétudes des populations locales, qui appellent désormais à un renforcement urgent des dispositifs sécuritaires pour éviter que de tels événements ne deviennent récurrents.
siguiri : Mohamed lamine Cissé pour landayamedia.com



