Ce mercredi 4 Mars 2026, l’autorité préfectorale a réuni à la Maison des jeunes l’ensemble des 20 sous-préfets, les 18 présidents de délégations spéciales et les 374 présidents de district. Cette rencontre, à forte portée administrative et disciplinaire, s’inscrit dans le cadre du suivi des directives du Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.
En ouverture de séance, une minute de silence a été observée en mémoire des victimes de l’explosion du dépôt de carburant et du drame survenu au stade régional, dans un contexte marqué par le deuil et l’émotion au sein de la préfecture.
Abordant ensuite le fond des échanges, le préfet a relayé les conclusions de la mission ministérielle effectuée le mois dernier à Siguiri. Selon lui, cette visite a permis de mieux appréhender les réalités administratives locales, notamment à travers les exposés du secrétaire général de la préfecture et d’autres cadres.
Dans un diagnostic sans concession, Seny Silver Camara a distingué plusieurs catégories de gestionnaires locaux :
• ceux qui rendent régulièrement compte de leur gestion à la population ;
• ceux soupçonnés de pratiques de corruption ;
• ceux qui s’abstiennent de toute reddition de comptes ;
• et enfin, ceux qui auraient marginalisé leurs conseillers afin de gérer seuls les ressources, sur fond de présomptions de détournement de fonds publics.
Se référant aux instructions reçues de sa hiérarchie, le préfet a annoncé son intention de relever de leurs fonctions et de traduire devant les instances compétentes tout responsable reconnu dans ces manquements. Il a invité les concernés à se conformer sans délai aux exigences de transparence et de bonne gouvernance.
L’autorité préfectorale a également dénoncé le refus de collaboration de certains présidents de délégations spéciales et de district, accusés d’entretenir une distance avec les citoyens et les sous-préfets, au détriment de la transparence administrative.
Rappelant que la mission première des élus et responsables locaux est de servir les populations, le préfet a averti que toute tentative d’opacité ou de gestion unilatérale des ressources publiques s’exposerait à des sanctions.
À travers cette prise de position, l’administration préfectorale affiche sa volonté d’instaurer une gouvernance fondée sur la reddition des comptes, l’éthique et la responsabilité. Les responsables locaux sont désormais appelés à se conformer strictement aux règles de gestion publique, sous peine de mesures disciplinaires annoncées sans ambiguïté.
Siguiri Ousmane KOUYATE pour landayamedias.com






