Alors que les différentes formations politiques battent campagne pour leurs candidats, une tout autre réalité s’impose à Siguiri. Dans la ville aurifère, les citoyens ont investi les rues pour exprimer leur colère face à une série de maux qui minent leur quotidien : manque persistant de carburant, envahissement des mines artisanales par des étrangers, destruction accélérée de l’environnement… Les frustrations se sont accumulées jusqu’à provoquer une explosion sociale.
Très déterminés, les manifestants ont dépassé le simple cadre des pneus brûlés. Ils ont fait face directement aux forces de l’ordre et de sécurité dans des affrontements tendus. Cette escalade a conduit à plusieurs arrestations, tandis que des boutiques ont été vandalisées dans la confusion.
La ville est désormais complètement paralysée : les commerces sont fermés, les activités suspendues, et la population vit au rythme de la peur et de l’incertitude. Plus inquiétant encore, aucune initiative de dialogue ou de négociation n’a, pour l’instant, été engagée pour tenter d’apaiser la situation.
À Siguiri, la tension reste palpable. Entre inquiétude et désespoir, habitants et acteurs locaux attendent une issue qui tarde à se dessiner.





