L’insécurité continue de frapper Siguiri. Tôt ce lundi matin, le corps sans vie d’un jeune homme a été découvert par des citoyens, suscitant l’émoi dans la ville aurifère.
Selon les premières informations recueillies par notre rédaction, la victime aurait été lynchée par des orpailleurs suite à une tentative de vol.
Selon Docteur Abdoulaye Bachir Condé, médecin lieutenant du Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale et Médecin d’appui aux urgences médico-chirurgicales à l’hôpital préfectoral de Siguiri.
« C’est ce matin que nous avons reçu l’appel de citoyens concernant la découverte d’un corps sans vie dans leur localité, » a-t-il déclaré.
D’après son récit, la victime faisait partie d’un groupe d’assaillants qui s’en est pris à des orpailleurs. Tandis que ses complices réussissaient à s’enfuir avec du matériel précieux, le jeune homme n’a pas pu échapper à la foule.
« Il a été battu à coups de cailloux jusqu’à ce qu’il trouve la mort sur place, » précise le Docteur Condé, confirmant qu’il s’agit d’une mort violente.
Un élément a particulièrement interpellé les autorités : le jeune homme était vêtu d’une tenue militaire complète.
Le médecin lieutenant a cependant précisé qu’il n’avait pas été identifié comme un membre actif des forces armées : « Tous les chefs militaires ont été appelés, mais il n’a pas été identifié. Les malfrats trouvent toutes les manières de se procurer des uniformes, surtout militaires, pour se confondre. »
Informé le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Siguiri, Maître Dominique Loi, a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête.
Pour les besoins de l’investigation et afin de procéder à l’identification formelle de la victime et de comprendre les circonstances exactes de l’événement, le corps a été transporté à Siguiri.
« Sous l’instruction du Procureur de la République, qu’il faut d’abord identifier de qui il s’agit et ce qui s’est passé réellement, » a conclu le Docteur Condé. Maître Dominique Loi devrait communiquer ultérieurement sur l’avancement de l’affaire.
Ousmane Kouyaté pour LANDAYA médias.com



