En ce mois de février, la ville aurifère de Siguiri traverse une situation préoccupante marquée par une poussière dense et persistante qui envahit la commune urbaine. En pleine journée, la visibilité est fortement réduite, au point où les conducteurs sont contraints d’allumer les phares de leurs véhicules pour éviter les accidents de circulation.
Ce phénomène, devenu quasi permanent, représente un véritable danger pour la santé publique. Selon plusieurs citoyens interrogés, cette situation serait liée à divers facteurs, notamment les travaux routiers négligés ou abandonnés, ainsi que l’exploitation artisanale et souvent illégale de l’or aux abords de la ville. Ces activités, menées sans mesures environnementales adéquates, soulèvent d’importantes quantités de poussière qui se dispersent dans l’air.
Face à cette pollution atmosphérique, de nombreux habitants n’ont d’autre choix que de porter des bavettes (masques) aussi bien le jour que la nuit afin de se protéger. Une précaution devenue indispensable, mais qui ne constitue qu’une solution temporaire face aux risques de maladies respiratoires et pulmonaires à long terme.
Les citoyens de Siguiri expriment aujourd’hui leur vive inquiétude et lancent un appel pressant aux autorités locales et nationales afin que des mesures urgentes et durables soient prises. Ils demandent notamment la reprise et la finalisation des travaux routiers, le contrôle strict des activités minières artisanales, ainsi que la mise en œuvre de politiques efficaces de protection de l’environnement et de la santé publique.
Alors que Siguiri continue de jouer un rôle majeur dans l’économie aurifère du pays, ses habitants espèrent que leur bien-être et leur droit à un environnement sain ne seront pas relégués au second plan. L’urgence est réelle, et chaque jour sans action accroît les risques pour la population.
Siguiri ousmane kouyaté pour Landaya médias



