Le Tribunal de Première Instance de Siguiri a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire après la diffusion d’une vidéo tenue par un jeune ressortissant burkinabè et jugée outrageante par une large partie de l’opinion publique. Le Parquet affirme avoir immédiatement saisi les services de sécurité pour procéder à l’identification et à l’arrestation des auteurs présumés. En coordination avec le Haut Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Étranger en Haute Guinée, la gendarmerie et la police sont mobilisées pour rechercher activement les mis en cause.
Pour le Parquet, la priorité est claire : ramener le calme et faire respecter l’autorité de la loi. Le Procureur condamne vigoureusement les actes de pillage et de destruction de biens qui ont éclaté dans certaines localités en réaction à la vidéo. Il rappelle que rien ne justifie la violence, et que les ressortissants burkinabè vivant en Guinée ne doivent en aucun cas être pris pour cible. Le Parquet se montre intransigeant : « Nul ne doit payer pour un crime qu’il n’a pas commis.
La loi se chargera des auteurs, pas la foule. » Le Procureur invite toute personne possédant des informations utiles à se rapprocher des autorités compétentes sous garantie de confidentialité. L’objectif est de permettre une avancée rapide, sans dérapage ni règlement de comptes.
À Siguiri, la justice rappelle son rôle : protéger, enquêter et sanctionner. Pas question de laisser l’émotion populaire se substituer à la loi.
Mohamed Lamine Cissé pour landayamedias.com



